Jean TOGNETTI est né à Marseille le 6 juin 1910 de parents d'origine toscane.
Son père, Gino, ébéniste de son métier, avait déjà des talents pour la peinture. L'adolescent Jean présente aussi des dispositions artistiques. Il suit les cours de l'école des Beaux Arts à Marseille, tout en travaillant chez Barthalot, une entreprise qui faisait des décors pour les théâtres de la ville.
Dans les années 1930, à Marseille, dans le quartier du canal des douanes, comblé en 1928, de nombreux peintres s'installent et se réunissent pour s'identifier sous le nom de "jeunes peintres".
Ce groupe évolue et, avec d'autres artistes, se reforme pour fonder le mouvement des "peintres prolétariens" qui, plus tard avant la guerre, s'appellera "peintres du peuple". Leur idéologie était de représenter par la peinture, la réalité industrielle et la classe ouvrière d'alors.
Jean TOGNETTI sympathise avec ce mouvement et côtoie par exemple, Louis TONCINI son voisin
d'atelier du 1a quai de rive neuve, Antoine SERRA ou Pierre AMBROGIANI au Café Péano.
Sensibilisé comme ses amis peintres du groupe par le monde du travail, il fixe sur ses toiles l'environnement industriel des quartiers du nord de Marseille.
En 1931, à 21 ans, il est signalé comme l'un des espoirs d'une génération brillante dans la revue
"taches d'encre", une publication des "peintres prolétariens" et dans le journal "le petit marseillais"
de Juin 1931.
Dans la fougue de sa jeunesse, concernant sa production artistique, Jean TOGNETTI souhaite
rester un peintre indépendant, désireux de ne pas se plier aux modes, de ne pas faire ce qui se vend et surtout très attaché à ses toiles ; d'ailleurs il n'expose que très rarement.
Arrive la guerre et ces années 1939 à 1945 qui provoquent l'éclatement du groupe. Les artistes de cette génération du début du siècle se dispersent, chacun suit son chemin.
De son côté, Jean TOGNETTI est engagé en 1945 à l'Atelier de Décors de l'Opéra de Marseille. En 1962 il en devient le Chef décorateur jusqu'à sa retraite en 1975. Amateur de musique, il réussit par ses décors, avec les autres composantes d'un spectacle, à apporter du rêve aux spectateurs. Pendant 30 ans, il réalise les décors des ouvrages scéniques créés et présentés par ce théâtre. Des coupures de journaux rendent compte de son savoir-faire et de la qualité de ses décors.
En dehors de son métier et durant ses années d'activité, Jean TOGNETTI consacre tous ses loisirs
à la peinture, heureux de retrouver chevalet, palette et tubes. Il parcourt la Provence, voyage en France et en Italie où il visite les sites et les musées pour admirer les grands maîtres et les différentes écoles de peinture. A Venise, le grand canal, les nombreux canaux de cette belle ville n'ont pas de secret pour lui. Pour notre plaisir, il immortalise églises, palais, ponts et gondoles.
Il quitte avec regret son atelier, si bien situé sur le quai de rive neuve, pour s'installer dans des locaux de la rue Grignan, avant de se poser définitivement, en 1975, au Plan d'Aups, dans le massif de la Ste-Baume. Dans cet environnement protégé, sa retraite reste très active et son sens artistique bien vif. Il nous laisse sur ses toiles les paysages des dernières années de sa vie.
Il est décédé le 23 Décembre 1987 en transmettant une oeuvre picturale importante, très variée, riche en portraits, nus, natures mortes, paysages de Provence et d'Italie ainsi que des peintures sur Marseille, saisies sur place ou depuis son atelier sur le port, qui sont autant de témoignages de ces quartiers d'avant et d'après-guerre, comme des pages de l'histoire de la ville.
Jean TOGNETTI s'est toujours exprimé par ses toiles librement, selon ses sentiments, sa perception des couleurs, de la lumière. Perfectionniste et obstiné, il avait une humble fierté à montrer ses peintures et à en parler.
Peintre de la lumière et de la couleur, Marseille, la Provence et Venise l'ont beaucoup inspiré.
Ne disait-il pas "j'aime tellement la lumière, la vision des choses qu'il faut interpréter bien sûr".
Jean TOGNETTI mérite certainement d'être reconnu et de trouver sa place parmi les peintres provençaux de sa génération.
Arlette TOGNETTI-CRAVIATTO
Son père, Gino, ébéniste de son métier, avait déjà des talents pour la peinture. L'adolescent Jean présente aussi des dispositions artistiques. Il suit les cours de l'école des Beaux Arts à Marseille, tout en travaillant chez Barthalot, une entreprise qui faisait des décors pour les théâtres de la ville.
Dans les années 1930, à Marseille, dans le quartier du canal des douanes, comblé en 1928, de nombreux peintres s'installent et se réunissent pour s'identifier sous le nom de "jeunes peintres".
Ce groupe évolue et, avec d'autres artistes, se reforme pour fonder le mouvement des "peintres prolétariens" qui, plus tard avant la guerre, s'appellera "peintres du peuple". Leur idéologie était de représenter par la peinture, la réalité industrielle et la classe ouvrière d'alors.
Jean TOGNETTI sympathise avec ce mouvement et côtoie par exemple, Louis TONCINI son voisin
d'atelier du 1a quai de rive neuve, Antoine SERRA ou Pierre AMBROGIANI au Café Péano.
Sensibilisé comme ses amis peintres du groupe par le monde du travail, il fixe sur ses toiles l'environnement industriel des quartiers du nord de Marseille.
En 1931, à 21 ans, il est signalé comme l'un des espoirs d'une génération brillante dans la revue
"taches d'encre", une publication des "peintres prolétariens" et dans le journal "le petit marseillais"
de Juin 1931.
Dans la fougue de sa jeunesse, concernant sa production artistique, Jean TOGNETTI souhaite
rester un peintre indépendant, désireux de ne pas se plier aux modes, de ne pas faire ce qui se vend et surtout très attaché à ses toiles ; d'ailleurs il n'expose que très rarement.
Arrive la guerre et ces années 1939 à 1945 qui provoquent l'éclatement du groupe. Les artistes de cette génération du début du siècle se dispersent, chacun suit son chemin.
De son côté, Jean TOGNETTI est engagé en 1945 à l'Atelier de Décors de l'Opéra de Marseille. En 1962 il en devient le Chef décorateur jusqu'à sa retraite en 1975. Amateur de musique, il réussit par ses décors, avec les autres composantes d'un spectacle, à apporter du rêve aux spectateurs. Pendant 30 ans, il réalise les décors des ouvrages scéniques créés et présentés par ce théâtre. Des coupures de journaux rendent compte de son savoir-faire et de la qualité de ses décors.
En dehors de son métier et durant ses années d'activité, Jean TOGNETTI consacre tous ses loisirs
à la peinture, heureux de retrouver chevalet, palette et tubes. Il parcourt la Provence, voyage en France et en Italie où il visite les sites et les musées pour admirer les grands maîtres et les différentes écoles de peinture. A Venise, le grand canal, les nombreux canaux de cette belle ville n'ont pas de secret pour lui. Pour notre plaisir, il immortalise églises, palais, ponts et gondoles.
Il quitte avec regret son atelier, si bien situé sur le quai de rive neuve, pour s'installer dans des locaux de la rue Grignan, avant de se poser définitivement, en 1975, au Plan d'Aups, dans le massif de la Ste-Baume. Dans cet environnement protégé, sa retraite reste très active et son sens artistique bien vif. Il nous laisse sur ses toiles les paysages des dernières années de sa vie.
Il est décédé le 23 Décembre 1987 en transmettant une oeuvre picturale importante, très variée, riche en portraits, nus, natures mortes, paysages de Provence et d'Italie ainsi que des peintures sur Marseille, saisies sur place ou depuis son atelier sur le port, qui sont autant de témoignages de ces quartiers d'avant et d'après-guerre, comme des pages de l'histoire de la ville.
Jean TOGNETTI s'est toujours exprimé par ses toiles librement, selon ses sentiments, sa perception des couleurs, de la lumière. Perfectionniste et obstiné, il avait une humble fierté à montrer ses peintures et à en parler.
Peintre de la lumière et de la couleur, Marseille, la Provence et Venise l'ont beaucoup inspiré.
Ne disait-il pas "j'aime tellement la lumière, la vision des choses qu'il faut interpréter bien sûr".
Jean TOGNETTI mérite certainement d'être reconnu et de trouver sa place parmi les peintres provençaux de sa génération.
Arlette TOGNETTI-CRAVIATTO